Lali

30 novembre 2005

Coup de foudre pour Cré Tonnerre

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 7:30

cretonnerre

Cretonnerre, c’est un équipage de marins d’eau douce
Élevés au rhum et cousins éloignés de Tri Yann et soldat Louis

Cretonnerre, c’est un équipage de marins d’eau sombre
Qui dénonce, condamne et fustige les pollueurs de tout bord

Cretonnerre, c’est un équipage de marins d’eau de vie
Qui chante l’amour, les femmes, le bonheur et la mer

Cretonnerre, c’est un équipage d’eau de mars
Qui rêve comme les enfants à un monde plus juste

(tiré de www.cretonnerre.be)

Les marins ardennais ont fait danser les Montréalais le 23 juillet dans le cadre de la journée Wallonie-Bruxelles au dernier Festival Juste Pour Rire. Enfin, danser est un bien grand mot. J’ai trouvé mes compatriotes bien timides et réservés, alors que je me déchaînais !!
Tant pis s’ils se sont privé de ce plaisir et ont préféré battre la mesure, bien assis.
J’ai dansé, virevolté, chanté dans ma robe rouge.
Comment résister à une telle musique ? Comment ne pas se l’approprier et la laisser entrer en soi ?
Moi, je n’ai pu que me laisser porter !

Qu’ont-ils de belge, me direz-vous ? Ils ont de belge l’enthousiasme, le goût de la fête et du partage. Ils ont de belge un accent savoureux. Mais surtout, ils sont des citoyens du monde, conscients, rassembleurs. Faisant fi de l’ordre établi.

On appelle ça un coup de foudre, je crois.
Je ne suis pas Miss Météo, mais il me semble que le tonnerre et la foudre, ça a quelques affinités.
Allez, souriez, dansez, au rythme de Cré Tonnerre ou de ce que vous aimez. Ne laissez pas passer une journée sans le faire. Vous verrez, la vie est bien plus belle ainsi !!

29 novembre 2005

Le mal du pays

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 20:40

lemaldupays

De tous les livres que j’aurai lus sur la Belgique, celui qui m’en aura appris le plus est Le mal du pays de Patrick Roegiers. Bâti comme un abécédaire, il fait le tour des personnalités, des lieux, des expressions, de la politique, de l’histoire, des arts, des non-sens, de la peinture. Presque tout est passé au peigne fin sous l’œil à la fois amoureux et réaliste de l’auteur.

Patrick Roegiers, Bruxellois de naissance, ne deviendra jamais un Français, même s’il vit en banlieue parisienne. Il aura toujours en lui le mal du pays, tel qu’on le connaît, celui des déracinés, celui qui fait qu’ailleurs il manque toujours ce qu’on aimait du pays quitté. Et aussi cette conscience du pays qui a mal, qui n’est plus ce qu’il était, qui perd ses repères et se cherche une identité. Essai, mais aussi récit intimiste, Le mal du pays est un livre à part. De ceux dont on a besoin pour saisir une infime portion de la dimension belge, tout en sachant qu’il s’agit là d’un aperçu, d’un survol, de quelques images glanées dans les souvenirs de l’auteur.

Ce livre est celui d’un amoureux de son pays natal, imparfait et surréaliste.
Un livre qui, curieusement, m’a fait aimer la Belgique. Un livre qui m’a ouvert sur ce petit pays qui me fascine et me passionne.
Encore une de ces choses que je ne m’explique pas: j’ai le mal d’un pays qui n’est pas mien.

Lali et les livres

Filed under: Qui est Lali? — Lali @ 7:32

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Je ne sais que ça, les livres, ceux qui nous parlent, ceux qui nous mènent hors du temps, ceux qui nous troublent, ceux qui nous ramènent à nous, ceux qui nous font sourire, ceux qui nous emportent ailleurs, ceux qui changent les perspectives et les idées reçues, ceux qui nous inspirent, ceux qui nous déroutent.

Depuis toujours, ils ont été mon refuge, ma lumière.
Ils ont fait de moi ce que je suis. En grande partie.

Faire la liste de tous les livres qui m’ont transformée relèverait de l’exploit. Il y en a trop, de trop, comme on dit en pays wallon.
D’ailleurs, quand on me demande lequel j’apporterais sur une île déserte, je ne sais jamais ce que je dois répondre. Privilégier l’un plutôt que l’autre ? Prendre la chance de me lasser de celui que je choisirais alors que je le pensais capable de me tenir compagnie ad vitam aeternam ? Opération trop risquée que de choisir de la fiction comme de la poésie, autant pour un essai.

Sur une île déserte, ne reste qu’un choix. Un dictionnaire, je n’en vois pas d’autre. Car de tous les livres, c’est le seul qui nous épuisera avant de s’épuiser lui-même. Qui nous donnera à apprendre, à rêver… Et assez solide pour durer, pour servir d’oreiller ou de table, au besoin ! Oui, sur une île déserte, il me faudrait un dictionnaire, je maintiens.

Mais pour la terre ferme, puisque j’y suis encore, je prendrai les autres.
Quelques-uns. Je découvrirai, je relirai. Je partirai en voyage avec les mots et les histoires.
J’irai au hasard des couvertures, des résumés. Loin des modes, de préférence.
Et si je me trompe, que le livre est muet, j’en tirerai un autre d’une de ces piles qui constituent mon désordre organisé.

Je cherche souvent mes clés, j’ai perdu nombre de parapluies, j’ai laissé des lunettes de soleil ici et là, mais je sais une chose: si devant vous je déballe le contenu de mon sac, il y aura toujours un livre.

Je ne sais que ça, les livres.

28 novembre 2005

Il n’y a pas d’heure pour le café

Filed under: Petits plaisirs — Lali @ 7:28

cafe

De tous les plaisirs du quotidien, il est en peu que j’apprécie autant que le café du réveil.
Il donne souvent son goût et sa chaleur à la journée. Il faut donc prendre le temps de le déguster, sans précipitation, d’en savourer chaque goutte. Moment privilégié avec soi, amorce de la journée, douceur…
Le plus souvent, je le sirote devant mon écran, comme ce matin. Ça donne l’occasion de le prendre avec les uns et les autres, dépendamment de qui est ligne.
C’est ainsi que le plus souvent, à cause du décalage et du fait que je me lève tôt, je me retrouve en Belgique, au pays d’Ourthe Amblève, en bord de Meuse, à Bruxelles, en pays germanophone, à Villers le Bouillet, ou ailleurs. Je franchis la distance pour partager les nouvelles avec ceux que j’aime, en attendant de pouvoir les retrouver autour d’un café, comme en juillet dernier.

Si j’affectionne autant le premier café du jour, j’aime aussi les autres. Non pas que je passe mes journées à en ingurgiter, sauf si je suis chez moi, tranquille, alors là, oui !!

Mais j’aime celui à deux, ou entre copains, question de refaire le monde à notre manière, chez soi, chez l’autre ou dans un endroit qui nous inspire.
J’aime aussi celui qu’on s’offre par plaisir, parce qu’on a envie, peu importe l’heure.

Dans tous mes souvenirs de partage et d’amitié, il y a des bols et des tasses de café.
Et il en sera toujours ainsi.
Et si je m’offrais un deuxième bol ? Allez, c’est congé aujourd’hui !

27 novembre 2005

Entrer dans la toile

Filed under: Mes histoires belges — Lali @ 12:52

femmesurladigue

Je dévorais tout, de l’histoire de la Belgique en passant par les conteurs wallons, le surréalisme belge, les dictons et proverbes, les auteurs contemporains, les guides de voyage. J’allais partir dans les mois suivants, en moi l’avidité de la connaissance.

J’allais de site en site, cherchant l’indice, la trouvaille, le fil. Je pouvais y passer des heures. De surprise en surprise, de coup de foudre en coup de foudre. J’emmagasinais les images. Je préparais le parcours, consciente du fait qu’en dix-huit jours je ne saurais tout voir.

Il me faudra retourner en Belgique, y vivre un temps, sûrement, pour continuer à me gaver de paysages, à avoir le cœur qui bat trop vite, par moments, parce que le rêve est passé au réel, le temps d’un virage.

Cette femme sur la digue, du peintre ostendais Léon Spilliaert (1881-1946), je ne l’ai toujours pas vue. Mais je l’ai vécue. J’ai été cette femme au grand vent, sur la Mer du Nord. Moins couverte qu’elle, mais regardant au loin, songeuse. Seule. Presque tout à fait heureuse.

Il fallait Ostende pour entrer dans la toile.
Il fallait Ostende pour pleurer.

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