Lali

28 juillet 2006

Tel un livre ouvert sur la littérature belge

Filed under: Mes lectures belges — Lali @ 23:56

lecarnetetlesinstants

Ce soir, j’avais rendez-vous avec Françoise, mais nous nous sommes ratées – nous ne nous attendions pas l’une l’autre au même endroit- et je suis rentrée bredouille de ce qui devait être une soirée de placotage. Heureusement, elle est remise à vendredi prochain, mais avec un point de rencontre qui ne laisse planer aucun doute.

Épuisée par mon expédition en métro où il devait faire 35 degrés à la station Berri-de-Montigny-UQAM, je me suis plongée dans le plus récent numéro du périodique littéraire belge Le carnet et les instants. Belle surprise. M’attendait là une entrevue avec Bernard Tirtiaux, dont je suis justement en train de lire le tout nouveau roman, sur les conseils d’une Belge.

Quelle merveille que ce périodique produit par la Communauté française de Belgique dans le but de promouvoir ses auteurs et qui est offert gratuitement à qui en fait la demande, qu’elle provienne de Belgique même ou d’ailleurs.

Voilà un an et demi que j’ai fait la découverte de ce bijou qui suit l’actualité littéraire sous toutes ses formes de près. Je ne connaîtrais pas autant la littérature belge sinon, même si je cherche et creuse continuellement dans le but de faire des trouvailles, de découvrir l’un ou d’approfondir l’autre, et de me donner des outils pour saisir la richesse de cette littérature qui ne cesse de me séduire.

Pour moi qui ai longtemps défendu la littérature québécoise sur tous les fronts, quelle aubaine cela aurait été de voir ici un tel magazine offert gratuitement. Non pas pour valider mon enthousiasme, mais pour l’accentuer. Mais bon, on traite ici de littérature dans des périodiques qui ne sont pas gratuits, inutile de revenir là-dessus. Et tant mieux pour les auteurs belges qui a des défenseurs, dont je suis.

Outre le fait que Le carnet et les instants arrive jusqu’à moi tous les deux mois, outre le fait qu’il traite des dernières parutions et présente des entrevues, il passe au peigne fin la création théâtrale et ne néglige pas la littérature jeunesse ni les écrits scientifiques ou d’architecture. Et de plus, il présente les sites Web des écrivains et les activités dans les diverses maisons de la poésie, comme les rencontres auteurs-lecteurs.

Oui, Le carnet et les instants est un bijou, c’est le bon mot. Et maintenant que je l’ai parcouru, je vais prendre le temps de noter les titres de ce que j’aimerais bien lire et qui est disponible ici. Car, le seul hic de tout ça est bel et bien que tous ces livres ne sont pas disponibles ici, faute de distributeurs. Mais bon, il y a suffisamment déjà pour de nombreuses heures de lecture et de plaisir.

27 juillet 2006

Honesty is such a lonely word

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 22:26

billy joel

C’est voyage dans le temps ce soir grâce aux chansons de Billy Joel. Celles d’avant, celles de 1979 au Forum de Montréal où il avait quitté les lieux en limousine, ce qui avait impressionné l’adolescente que j’étais. Souvenir, souvenir, quand tu nous tiens !

Et ces mots qui reviennent sur mes lèvres:
Honesty is such a lonely word.
Everyone is so untrue.
Honesty is hardly ever heard.
And mostly what I need from you

ou
You may be right
I may be crazy
But it just may be a lunatic you’re looking for
Turn out the light
Don’t try to save me
You may be wrong for all I know
But you may be right
You may be wrong but you may be right
You may be wrong but you may be right

Ces mots qui disent vrai et qui parlent sûrement de moi. Encore aujourd’hui.

Impressions d’une journée en pays amish

Filed under: Ailleurs — Lali @ 21:12

lancaster

Un jour de juillet 1990, je suis entrée dans un film. C’est vraiment l’impression que je ressens quand je pense à ces kilomètres vers Lancaster, en sortant de Philadelphie. Quasi le même trajet que les héros de Witness.

Rarement un film a-t-il collé autant à la réalité. Le pays des Amish du film de Peter Weir est bien celui que j’ai vu. Celui où on se déplace sur des carrioles, celui des hommes à chapeau de paille et des femmes à robe longue fermée jusqu’au cou malgré la chaleur. Débarquer là-bas, c’est presque faire un voyage dans le temps. Et ce bonheur qui est le leur, ces sourires partout, nous donnent la perception non pas de leur incongruîté mais de la nôtre, où certaines valeurs se sont perdues, comme celle de l’entraide.

Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il nous faille vivre sans électricité, déjà que je ne puis imaginer ma vie sans ordinateur, mais je me demande parfois si nous ne pourrions pas tirer profit de la leçon communautaire que les Amish nous donnent. Est-il trop tard pour réapprendre à saluer les gens qu’on croise, à dire merci au chauffeur d’autobus, à rendre service sans rien demander en retour ?

Je repense à cette journée à Lancaster à discuter avec les artisans de là-bas, à goûter la cuisine de ce « pays », à m’émerveiller de cette chaleur humaine. Mais peut-être tout cela est-il propre à la vie rurale et que c’est mon étonnement de citadine qui me revient ?

amishmailbox

Et puis, encore une question, la vie a-t-elle changé là-bas en seize ans ou est-elle restée ce qu’elle était ?

26 juillet 2006

C’est bon de partir travailler!

Filed under: États d'âme — Lali @ 7:07

monbureau

J’aime travailler, ce n’est un secret pour personne. Et même quand ça n’allait pas et que je ne me sentais pas appréciée par mon ex-patron, c’est le cœur vaillant que je partais pour la librairie. Car je savais que ce travail je le faisais bien, parce que je l’aimais et que j’étais motivée par ce que j’allais faire partager avec mes clients.

Je vis désormais un quotidien dans lequel je suis beaucoup plus à l’aise et où le mot équipe a un sens. Nous collaborons les uns avec les autres, nous nous parlons, nous échangeons. Oui, la plupart du temps, je me retrouve seule – ou avec Francine – dans mon bureau où j’ai accroché une affiche du Taj Mahal et installé en fond d’écran un canal de Bruges. À décortiquer des textes, à me battre avec la terminologie scientifique par moments, à chercher dans les grammaires et les dictionnaires une précision ou un détail, à creuser pour rendre des traductions claires et exactes. Et j’aime ce travail de moine, comme j’aime les gens avec qui je travaille et ce bureau où nous nous sommes réunis jeudis pour souligner notre installation définitive. Il n’y a beaucoup de gens, si on y pense vraiment, avec qui il est aussi agréable de travailler que de partager des loisirs. Et pourtant, c’est bien le cas. Et ce soir, nous irons manger tous ensemble, pour souligner les vacances à venir de trois d’entre nous.

Ce n’est qu’à la revue littéraire que j’aie vécu quelque chose qui ressemble à ça. Pas au quotidien, comme c’est le cas maintenant, mais ponctuellement, au hasard de réunions ou de soupers,

Oui, je suis contente d’aller retrouver mon bureau, même si je devrai me battre avec des mots comme mésenchymateuse, méthylation, kinase et curiethérapie. C’est un beau défi.

25 juillet 2006

Un autre signe que l’amitié n’a pas de frontière

Filed under: Le plaisir des papilles — Lali @ 22:24

cailler

Grand jour dans la vie de Lali: le nouveau CD de Nicolas Peyrac a traversé l’océan depuis la Suisse pour arriver à sa porte, accompagné de cinq tablettes de chocolat. Sa réputation de gourmande semble avoir franchi la frontière, la voilà démasquée, tant pis.

Christine a eu l’idée du siècle que de joindre à ces heures de bonheur que constitue déjà le CD de Nicolas de quoi me titiller les narines et les papilles.

Le combiné Peyrac- chocolat suisse, de quoi planer… Extase, je vous dis !!

suchard

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