Lali

29 janvier 2007

Réflexion de début de semaine

Filed under: États d'âme — Lali @ 6:56

cafe3

C’est l’heure du premier café d’une nouvelle semaine, une semaine qui commencera en janvier et qui se terminera en février. Une semaine dont je ne sais rien encore sinon qu’il y aura des heures devant des textes à traduire ou à réviser. Qu’il y aura aussi des heures à rêver, à me gaver de mots, à les écrire et à les lire. Des moments de musique. Il y aura sûrement aussi des courriels, des petits messages qu’on envoie à l’un et à l’autre, pour le plaisir de le faire. Et du café.

J’aime ne pas savoir de quoi ma semaine sera constituée. J’aime avoir cette possibilité que tout peut arriver alors que je sirote tranquillement mon café en regardant le soleil embraser l’horizon.

J’aime ne pas savoir et ainsi improviser, être en mesure de saisir l’occasion, si jamais elle se présentait, d’un repas avec une amie, d’une conversation animée, d’un concert, d’une rencontre inattendue.

Non, je n’ai pas d’agenda. Non, je n’ai pas envie d’en avoir un non plus. Ce que j’ai à retenir, je n’ai pas besoin de l’écrire. Et si un jour je dois à nouveau tout noter parce que ma vie ne sera que rendez-vous, c’est que j’aurai bien changé. Car voilà des années que je fais ainsi, avec juste assez d’obligations à retenir sans les inscrire pour que je me sente presque tout à fait libre.

La liberté, c’est peut-être parfois ça: le premier café d’une semaine où tout peut arriver.

28 janvier 2007

Un peu de violoncelle

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 22:37

dupre

J’aime comment Jacqueline Dupré, violoncelliste dont la carrière a été interrompue par la sclérose en plaques, manie son archet, la fougue qu’elle met dans ses interprétations. J’aime celle qui me rappelle une Sophie Rolland interprétant les sonates pour piano et violoncelle de Beethoven en compagnie de Marc-André Hamelin à la salle Claude Champagne, il y a des années de cela.

Comme j’aime la beauté de l’instrument et tout ce qu’on peut en tirer. En fait, comme j’aime le violoncelle, tout court. Et comme j’aime Jacqueline Dupré, ce soir, comme souvent. C’est tout mon dos qui se tient droit comme se tient l’instrument sous l’archet. C’est tout mon dos qui est parcouru de frissons. Plaisir(s).

Quelques lectrices heureuses

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 20:51

dc

dc2

dc3

dc4

dc5

L’artiste Danielle Clément aime les lectrices pour les avoir peintes en si grand nombre. Toutes plus colorées les unes que les autres, elles portent en elles un élan de tendresse dans la naîveté du pinceau de l’artiste. Ce qui n’est pas pour déplaire. De plus, les couleurs, pour la plupart vives, font que celles-ci respirent le bonheur. On aurait presque envie de faire connaissance avec elles… Non ?

Paris for lovers

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 17:15

parisforlovers

Quel bonheur que ce CD que m’a fait découvrir Francine et où Blossom Dearie inteprète Tout doucement, tout doucement, avec son accent qui fait une partie de son charme. Où Les feuilles mortes restent immuables, quoique différentes quand c’est Laura Fygi qui interprète la chanson. Où c’est si bon quand Abbey Lincoln chante C’est si bon

Ajoutez à ces plaisirs Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Michel Legrand et autres. Vous rêverez…

Des piles rassurantes

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 12:03

piledelivresdenispesnot

Il y en a partout et j’ai beau déplacer, classer et reclasser, les piles se refont toutes seules. Bon, il est vrai que je ne range pas au fur et à mesure ce que je vais glaner ici et là au fil des rayons. Oui, j’admets que les piles à la manière de celle de Denis Pesnot ont quelque chose qui me plaît, ou peut-être même me rassure. C’est comme une certitude qu’il y aura toujours de quoi me nourrir intellectuellement. Que je ne manquerai jamais de rien. Que tout est à portée de main.

Et où que j’aille, la première chose que je remarque, c’est la présence ou non de livres. J’aime qu’il y en ait partout, que certains soient en piles au sol, qu’il y en ait près du lit, sur la table à café, partout je vous dis. Autant, une profusion de bouquins m’attire, autant une foule me rebute. Il est vrai que bien des livres m’ont davantage parlé ou inspirée que bien des gens. Mais ce serait là un autre débat.

Et ce midi, alors que je me dis pour la énième fois depuis le début de la semaine qu’il est plus qu’urgentissime que je range mon bureau, je regarde mes piles au lieu de bouger. Et je suis bien.

« Page précédentePage suivante »