Lali

29 avril 2007

Je ne sais qu’écrire

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 1:09

dufner 2

D’un œil, observer le monde extérieur, de l’autre regarder au fond de soi-même.[Amedeo Modigliani]

Écrire, est-ce faire autre chose que ça? Ou peindre? Il me semble que la phrase de Modigliani est valable dans les deux cas, même s’il est plus facile pour moi de l’appliquer à l’écriture, puisque je n’ai pas peint depuis plus de 30 ans, même si je continue à dessiner ici et là des visages sur des feuilles que je jette à la poubelle.

Dans le geste d’écrire, il y a en effet ce regard sur le monde qui nous entoure. Regarder, retenir le détail. Les détails. Ceux qui nous serviront quand nous entrerons en nous pour trouver l’angle, les mots. Ceux-là que parfois on oublie quand vient le temps d’écrire, parce que l’image de départ sera devenue une autre et une autre encore. D’aucuns appellent cela l’inspiration. Peut-être ont-ils raison…

Or, je ne sais qu’écrire, m’attabler comme le fait celle qui écrit peinte par Edward Dufner. Regarder autour de moi, me laisser porter par des toiles, par la vie, et chercher au fond de moi.

Plus que huit heures

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 0:00

bedford

Et dans quelques heures il sera temps de valider ces billets inspirés par la toile du dimanche. Ils ne sont pas arrivés sur de jolies feuilles de papier comme la lettre que parcourt la lectrice de Dale Bedford, mais je les lis avec la même attention qu’elle a pour les mots.

Je suis déjà émue. Je sais que vous le serez aussi puisqu’il s’agit d’un moment de partage.

Plus que huit heures. Pour que vous puissiez lire les histoires de chacun et de chacune. Pour que je trouve un nouveau tableau pour vous inspirer.

28 avril 2007

Les mauvaises nouvelles

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 9:12

de witt

Quelles nouvelles annonce le lecteur de Reinhold de Witt pour que son épouse fasse cette tête ? Elles ne sont sûrement pas bonnes, ces nouvelles… Leur fils qui a des ennuis ? Une mère qui est malade ? Les impôts qui leur réclament de l’argent ?

Je n’aime pas les mauvaises nouvelles qui arrivent par écrit. On dirait toujours qu’elles sont deux fois pires, parce qu’on n’arrête pas de les relire. De les relire à s’en rendre malade.

Puissent-ils ranger la lettre, ne pas la relire, se servir du café et trouver une solution. Car il y en a toujours une. Et parfois même plus qu’une.

Celle qui attend ses visiteurs

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:33

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S’est-elle installée près de la fenêtre pour voir arriver ses visiteurs ? On peut facilement le supposer puisque de là elle voit le sentier qui mène à la route.

J’imagine même que ca fait longtemps qu’ils ne sont pas venus la voir, qu’elle habite loin, très loin, si loin qu’aller la visiter est une expédition. Or, c’est le choix de la lectrice de Nikolaï Gay que de s’isoler ainsi. Même si elle voit moins de gens de cette façon.

De plus, elle ne sort que très rarement, tout est si loin. Mais elle lit davantage, ce qu’elle désirait quand elle s’est exilée dans sa campagne. Et elle peut travailler de là, puisque j’ai envie de l’imaginer traductrice. Après tout, je puis tout imaginer, non ?

Oui, j’aime bien qu’elle soit loin de tout pour lire et traduire. Avec des visiteurs qui viennent de temps en temps passer quelques jours avec elle et lui apporter des livres. Beaucoup de livres.

Ce dont ils ne parlent jamais

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:52

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Ils se sont installés face à face dans le salon, comme ils aiment le faire le samedi, alors que rien ne les presse. Le père est plongé dans sa lecture qu’interrompt par moments sa fille. Il aime ces petits intermèdes, ces questions, même s’il fait semblant de bougonner un peu, comme si elle le dérangeait. Il aime qu’elle soit là à partager avec lui les livres. Il aime qu’elle lui consacre quelques heures alors qu’il sait très bien que la majorité des jeunes filles de son âge sont dans les magasins à cette heure.

Ce que le lecteur d’Anne Womack ne sait pas, par contre, ou qu’il sait mais dont ils ne parlent jamais, c’est que sa fille préfère les livres aux essayages de fringues et le silence en compagnie de son père aux babillages sans fin sur les chanteurs à la mode.

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