Lali

30 mai 2007

La lettre dépliée et repliée sans fin

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 0:12

campbell

Il a lu la lettre des dizaines de fois. Chaque fois, il l’a repliée en neuf ou douze et l’a rangée dans son portefeuille. Et il la déplie à l’occasion. Comme s’il avait besoin d’en imprimer à nouveau les mots dans son esprit, alors qu’il connaît chaque majuscule, chaque virgule, chaque point d’interrogation de cette missive qu’il traîne sur lui depuis des semaines et peut-être même des mois.

Le lecteur de James Campbell s’entête à chercher le sens caché. Ou à vouloir croire qu’il y en a un. Alors qu’il n’y en a peut-être tout simplement pas. Mais c’est le propre de l’être humain de creuser ainsi, de vouloir trouver un message secret et même d’en inventer un de toutes pièces s’il n’en trouve pas.

Viendra-t-il un jour où il déchirera la lettre, trouvera que c’est assez, qu’il n’y avait pas de mystère ou de sous-texte ? Peut-être. Peut-être pas.

29 mai 2007

Des enfants lisant

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 19:37

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C’est un bien joli univers que celui de l’illustratrice de livres pour enfants Jessie Willcox Smith. Il y a dans celui-ci des images de bonheur incomparables dont je ne me lasse pas. Des enfants lisant ou à qui on lit, y a-t-il quelque chose de plus beau ?

Le petit détail de couleur

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:40

burger 2

burger 1

Un parasol rose pour lire une lettre sous l’arbre, un éventail rose pour lire un livre sur la terrasse, tout est dans ce petit détail de couleur qui la personnifie. D’autres fois, ce sont peut-être des gants, un châle, un chapeau, mais toujours de cette teinte. La lectrice d’Hendricus Jacobus Burger aime le rose.

Scènes de vie autour d’un journal

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 0:25

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woodville 1

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Combien de gens croient que si une nouvelle a paru dans un journal elle est vraie ? Et pourtant, combien de fois est-elle démentie par la suite ? Il y a peu de ça dans ces scènes de Richard Caton Woodville. Ce besoin de partager ce qu’on vient de lire dans le journal, jusqu’à l’incrédulité la plus totale. Cette nécessité de valider ce qu’on vient de lire en demandant autour de soi si c’est possible. Ou juste le goût d’annoncer à quelqu’un ce qui vient d’être publié.

28 mai 2007

Dans son fauteuil

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:14

bauer

Certains soirs, il n’y a que là qu’elle soit bien. Dans son fauteuil, avec un livre et avec pour tout éclairage le jour qui doucement s’éteint. Certains soirs, même, ça lui est impératif. Son corps lui demande de rentrer et de s’installer là, exactement là. La lectrice de Chuck Bauer ne peut donc que répondre à cet appel demandé. Comme d’autres sortent une pompe en pleine crise d’asthme. Autrement, elle sait très bien que, comme eux, elle étoufferait.

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