
Combien sont-ils en ce samedi matin, allongés sur le sofa, à table, assis dehors, à lire leur journal en prenant leur café, comme le lecteur de Vivan Olgean Allen? Beaucoup, sûrement, parce que c’est l’activité de prédilection des samedis matins avant les courses.
Il n’y a qu’à écouter les gens pour savoir qu’une large part de la population est calquée sur ce modèle. Curieux, tout ça. Parce que ce sont les mêmes qui se plaignent de la routine, du train-train quotidien, des habitudes qui usent, qui se retrouvent samedi après samedi à faire exactement la même chose que la semaine précédente. À peine les nouvelles changent-elles. Le café est toujours posé à la même place, avec le même nombre de carrés de sucre dedans. Jamais de variante. Et le tout est si bien minuté qu’ils se retrouveront tous en même temps à l’épicerie, à la poissonerie, à la boucherie, à la boulangerie, à faire la queue. Et en se disant que la semaine suivante, ils feront les courses en premier pour se prélasser tout l’après-midi.