Lali

29 septembre 2007

Une page bien précise

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 20:19

freud 2

Elle s’est arrêtée à une page précise du recueil de Louise Desjardins, La minutie de l’araignée. Peut-être parce que ce soir la lectrice de Lucian Freud rêve. Elle rêve de pouvoir dire un jour ces mots :

Il me caresse les pieds, et je comprends soudain les passages de livres que je ne comprenais pas. Personne ne m’avait caressé les pieds auparavant. Pas comme ça en tout cas.

Les lecteurs du samedi matin

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 9:36

vo_allen

Combien sont-ils en ce samedi matin, allongés sur le sofa, à table, assis dehors, à lire leur journal en prenant leur café, comme le lecteur de Vivan Olgean Allen? Beaucoup, sûrement, parce que c’est l’activité de prédilection des samedis matins avant les courses.

Il n’y a qu’à écouter les gens pour savoir qu’une large part de la population est calquée sur ce modèle. Curieux, tout ça. Parce que ce sont les mêmes qui se plaignent de la routine, du train-train quotidien, des habitudes qui usent, qui se retrouvent samedi après samedi à faire exactement la même chose que la semaine précédente. À peine les nouvelles changent-elles. Le café est toujours posé à la même place, avec le même nombre de carrés de sucre dedans. Jamais de variante. Et le tout est si bien minuté qu’ils se retrouveront tous en même temps à l’épicerie, à la poissonerie, à la boucherie, à la boulangerie, à faire la queue. Et en se disant que la semaine suivante, ils feront les courses en premier pour se prélasser tout l’après-midi.

28 septembre 2007

Retiré de tout

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 13:06

d_davidson

Il est bien là. Pas ailleurs. Ou presque.

Et si parfois il jette un regard sur ceux qui ont compté, il a encore moins envie de poser un pas hors de son univers. Parce que le lecteur de Daniele Davidson porte sur ses épaules le deuil de trop nombreuses amitiés pour qu’il veuille s’aventurer encore sur ces chemins.

Il n’est bien que dans ses quartiers, retiré de tout. Là où les livres couvrent les murs. Là où la musique flotte dans l’air. Là où il rêve. Un peu. Quelquefois. Moins qu’avant. Il est des blessures qui ne cicatrisent jamais tout à fait.

Elle ne dira rien

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:26

goines

Le café refroidit dans la tasse. On ne sait pas trop si elle lit ou si elle se laisse porter par les mots. Sans en saisir le sens. Et ce n’est pas important. On sait seulement que la lectrice de David Lance Goines l’attend. Qui? Elle ne dira rien. Seuls ses pas la sortiront de sa pause, comme de sa pose.

Exagérément

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 0:40

falat

Ne jamais oublier d’aimer exagérément : c’est la seule bonne mesure.[Christiane Singer]

Et c’est ainsi que l’écrivain peint par Julian Falat l’aime déjà. Et c’est ainsi qu’elle l’aime déjà. Puisque c’est la seule mesure qu’ils connaissent tous deux.

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