Un mois qui finit en beauté 2
Il semblerait que Denise aussi ait eu envie de finir le mois en beauté. Il paraîtrait aussi qu’elle a l’intention de commencer le suivant avec la même délicatesse. Affaire à suivre, donc…
Il semblerait que Denise aussi ait eu envie de finir le mois en beauté. Il paraîtrait aussi qu’elle a l’intention de commencer le suivant avec la même délicatesse. Affaire à suivre, donc…
Il y aura toujours des mots qui lui sembleront plus beaux que d’autres parce qu’écrits avec l’encre de l’amour. Il y aura toujours des mots qui la feront soupirer et rêver parce qu’ils lui seront destinés, même si d’autres se reconnaîtront en eux, même si d’autres s’imagineront qu’ils ont écrits pour elle. Il y aura toujours les mots de celui qu’elle aime dans la nuit de la liseuse de Charles Louis Gratia.
La lectrice d’Édouard-François Zier a ouvert le livre au hasard. Elle sentait que le recueil se livrerait de lui-même. Qu’un texte de Georges Dor allait lui convenir. Et ce fut plus que ça. Elle a eu un véritable coup de cœur pour le texte que voici :
Je choisis de t’aimer
Je choisis mon amour de t’aimer
pour le combat des jours
et pour que durent nos amours
contre vents et marées
envers et contre tout
et contre moi surtout
Sait-on jamais si l’amour va durer
le temps qu’il faut pour faire l’amour
pour faire aussi la vie
sans masques ni détours
mais chaque jour je te choisis
je te reprends pareille
à nos premiers combats
à nos premiers ébats
Sait-on jamais si demain nous pourrions
nous aimer encore une fois
et tout autant encore
seuls avec nos deux corps
pour habiter tout l’univers
pour défaire le nœud
qui serre la mémoire
et refaire le vœu
Sait-on jamais si les mots seraient les mêmes
et comment nous les dirions
et que serait la vie
si nous recommencions
comme de parfaits étrangers
saurions-nous inventer
tous les mots échangés
et tout recommencer
Sait-on jamais si la vie a suffi
à nos amours et si un jour
en un pays lointain
en un endroit secret
fait pour la retraite des jours
nous nous retrouverons
dans le commencement
et dans le dénouement
Sait-on jamais si l’amour ne revient pas
un jour sur ses pas…
dans la solitude de la nuit
là où les mots n’ont pas de frontières
là où attente trouve répit
là où se posent sur sa chair
des morceaux de souvenirs
des pages de tendresse
elle rêve de jours à venir
elle sait de ceux-ci l’ivresse
du verbe aimer
(juillet 2008)
*toile de Daland
J’aime quand il me dit qu’il a une telle envie d’écrire qu’il ne pense qu’à ça, à tous ces sujets qui le tenaillent, à ces recherches qu’il veut faire, à toutes ces histoires qu’il veut raconter à sa manière. J’aime quand il écrit, quand il jette sur le papier tous ces mots, à la vitesse grand V, parce que depuis toujours ou quelques heures ils traînent en lui et s’ordonnent. J’aime le regarder écrire et caresser sa nuque, quand il me laisse faire. J’aime que l’écrivain peint par Paul Ackerman me fasse le privilège du premier jet, des phrases encore toutes chaudes, comme ma mère me laissait lécher les spatules et les plats.