Lali

31 décembre 2009

Les mots de Mona 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Comme celles qui l’ont précédée, la lectrice peinte par Robert Stace n’a pu échapper au pouvoir évocateur des mots de Quarante voiles pour un exil de la Montréalaise née en Égypte Mona Latif-Ghattas. Ces mots, précisément :

Au fil du soleil les larmes se dessèchent
les cœurs se tendent comme la peau des tam-tam

Vous pouvez à présent venir battre des mains sur la peau de mon cœur
Mes larmes ont séché sur le fil du soleil

Le vœu

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 23:01

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Elle fera un vœu, pas trois, pas dix, un seul. Tout haut, à minuit pile. Pour que la lune, les étoiles et les nuages l’enferment dans leurs ailes. Puis elle fermera les yeux. Le ciel se chargera de son vœu à son heure, elle le sait.

*toile d’Otolia Kraszewska

Pendant dix ans

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:53

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J’aurais voulu une fois, une seule fois, ne pas arriver les mains vides. Ne pas attirer sur moi leurs regards pleins de pitié pour celle qui n’était pas comme les autres, mes cousins, leurs cousins et cousines, ma propre sœur, tous accompagnés.

La veille de l’affrontement annuel, je souhaitais que la fièvre me tombe dessus, que le verglas ou une tempête de neige ou une combinaison des trois nous empêche de prendre la route. Pour éviter qu’on me rappelle que je faisais partie des laissées pour compte qu’on examine de près pour saisir ce qui peut bien clocher pour qu’il en soit ainsi. Mais rien ne nous a jamais retenu à la maison. Le jour de l’an chez mon oncle était chose sacrée, même s’il fallait pour cela affronter le blizzard.

Et pendant dix ans, je n’ai attendu qu’un seul moment, tentant de me faire petite, pour ne pas voir toutes ces paires heureuses autour de moi. Un seul moment. Celui où j’ouvrirais mes cadeaux. Des livres que mon oncle aurait choisis pour moi et dans lesquels je pourrais me réfugier alors que les autres feraient la fête.

Un jour de l’été 1986, la mort a fauché mon oncle sur une route de campagne. Il n’y aurait plus de jour de l’An où on me regarderait avec compassion. Plus de Premier de l’an non plus où il viendrait s’asseoir avec moi et parler livres et voyages.

*toile de Louis Dilts

Réverbère des fêtes

Filed under: Signé Denise,Vos traces — Lali @ 16:14

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Lui aussi se verra bientôt dépouillé de ses décorations. Mais l’oiseau va-t-il rester là? On va demander à Denise de nous tenir au courant!

Les dernières heures d’une vitrine

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 14:00

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Plus que quelques jours et les cadeaux, les guirlandes, les sapins, les boules de Noël et la neige artificielle ne seront plus que des souvenirs pour ceux qui ont admiré les vitrines du centre-ville de Montréal depuis quelques semaines. Je profite donc de l’occasion pour vous offrir ces cadeaux avant que tout ne devienne rouge cœur sous l’influence de la prochaine fête commerciale.

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