Bonheur de saison
Armando, connaissant mon amour pour les 2 CV — j’en ai même une en format réduit de cette teinte —, m’a offert cette photo pour Noël à défaut de la voiture elle-même…
Armando, connaissant mon amour pour les 2 CV — j’en ai même une en format réduit de cette teinte —, m’a offert cette photo pour Noël à défaut de la voiture elle-même…
C’est la lectrice peinte par Yasuo Araki qui a ce soir ouvert l’Anthologie poétique amoureuse réunissant des textes de poètes qui écrivent en français, lesquels ont été colligés par Marc Alyn. Une anthologie publiée en 2010 aux éditions Écriture et destinée aux lectrices des prochains soirs de laquelle elle a tiré ce texte de Marie-Catherine-Hortense de Villedieu :
Jouissance
Aujourd’hui dans tes bras j’ai demeuré pâmée,
Aujourd’hui, cher Tirsis, ton amoureuse ardeur
Triomphe impunément de toute ma pudeur
Et je cède aux transports dont mon âme est charmée.
Ta flamme et ton respect m’ont enfin désarmée;
Dans nos embrasements, je mets tout mon bonheur
Et je ne connais plus de vertu ni d’honneur
Puisque j’aime Tirsis et que j’en suis aimée.
Ô vous, faibles esprits, qui ne connaissez pas
Les plaisirs les plus doux que l’on goûte ici-bas,
Apprenez les transports dont mon âme est ravie!
Une douce langueur m’ôte le sentiment,
Je meurs entre les bras de mon fidèle Amant,
Et c’est dans cette mort que je trouve la vie.
-Ce n’est pas de la musique ordinaire, tu verras…
-…
-Ce sont des improvisations. C’est pour mettre en valeur l’instrument pas la composition.
-…
-Je suis sûre que tu n’as jamais entendu quelque chose comme ça. C’est un peu intellectuel. Il faut se mettre en état avant.
-…
-En état de zénitude et d’ouverture, tu comprends?
J’ai compris. Le CD est toujours dans son emballage. Avec de telles mises en garde, inutile de me mettre en état, le plaisir de la découverte est gâché. Irrémédiablement terni. De toute manière, j’étais déjà dans tous mes états face à de tels avertissements.
Et j’ai pris le premier livre sur la pile. Sans me préparer d’aucune manière.
*toile de Jean Puy
Un roman jeunesse portant sur la Résistance en terre belge, voilà qui avait de quoi m’intéresser! C’est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis plongée dans Un si grand secret de Martin de Halleux. Et je dois avouer que le livre n’est pas sans intérêt, loin de là, même si on fait ici et là les coins ronds alors que les enfants aiment beaucoup les détails (notamment cet épisode où Cilia, une jeune fille de dix-sept ans gagne Londres à partir de Charleroi en passant par Lisbonne en trois coups de crayon). Et même si le dénouement final où on réalise que le grand résistant n’était pas si blanc que ça laisse un drôle de goût dans la bouche.
Et c’est là que je me suis demandée si l’éditeur avait fait lire le livre au public à qui il est destiné avant de le publier. En effet, il n’est pas tout d’avoir en main un semblant d’histoire, il faut la peaufiner, ajuster celle-ci en fonction de l’âge des lecteurs, lorsqu’il s’agit de littérature jeunesse et faire en sorte que le lecteur, même s’il a appris quelque chose au fil des pages, ne se sente pas floué par la fin. Or, hélas, c’est ce qui m’est arrivé, ce qui ne m’incite pas à vous inviter à la lecture de ce roman qui m’avait pourtant attirée dès le départ et dont j’avais aimé les premières pages.
Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».