La suggestion du 8 septembre 2010
Et si je suggérais au lecteur peint par Sam Adoquei d’aller voir ce magnifique billet que nous a proposé Armando dans sa belle toile du 15 août, billet qui, je crois, devrait beaucoup plaire à notre amie Lilas?
Et si je suggérais au lecteur peint par Sam Adoquei d’aller voir ce magnifique billet que nous a proposé Armando dans sa belle toile du 15 août, billet qui, je crois, devrait beaucoup plaire à notre amie Lilas?
Aimer, c’est s’augmenter en s’oubliant, c’est échapper par un seul être à la médiocrité de tous les autres. (Abel Bonnard)
*toile de Pierre Stampfli
J’aime ces rencontre qui n’auraient pas lieu si je ne mettais pas mon grain de sel dans tout ça. Ainsi celle entre la lectrice du peintre Lee Lufkin Kaula et le poète Carl Norac. C’est ainsi que grâce à cette rencontre « provoquée », la première a pu découvrir Le carnet de Montréal dont voici un extrait :
21 mai
De longues échardes traversaient le cœur des hommes. Nous étions seuls, mon amour. Nous balancions entre l’idée de nous mêler au vide et celle de comprendre où nous mènent nos pas. Il n’y avait pas de réponse. L’azur était un mot d’esprit. Et le vent qui nous giflait ne mimait pas un parent éloigné, moins encore un râle. Nous n’étions pas si absents du monde. Accroupis sur terre, nous remplissions des seaux de pluie avec le peu de mots que nous gardions intacts.
Et si je suggérais au lecteur de l’artiste Patrick William Adam de déposer son livre afin de visiter ce lieu qui m’enchante et où le Portugal a une belle place?
Il n’est rien de plus sain que de dire n’importe quoi au beau milieu d’un monde où trop de gens sérieux ne se le permettent plus. (Bernard Arcand)
*toile de Bruno Montoni
C’est la lectrice du peintre Matthew Pratt qui ce soir avait rendez-vous avec le recueil de Carl Norac intitulé Le carnet de Montréal. Un recueil de poèmes en prose dont elle a voulu retenir celui-ci :
19 mai
Je demeure du parti du vent, du clan de la distance. Mon détachement est une propriété de l’œil et mon errance une élévation. Je vais où l’on m’exauce et je me crois partout plus proche d’un nœud intérieur, d’une soute de sang, d’un équilibre savamment maintenu entre le vertige et le fleuve. En vérité, je n’ai guère de talent pour le vide. À l’inverse, je demande à emplir, à assourdir un corps de ma présence, une bouche de ma langue et une ville de mon silence.