le temps n’efface rien
le temps n’efface rien
le sais-tu mon amour
le temps est un chemin
fait de détours
où se joignent nos mains
(janvier 2010)
*toile de Josette Bournet
le temps n’efface rien
le sais-tu mon amour
le temps est un chemin
fait de détours
où se joignent nos mains
(janvier 2010)
*toile de Josette Bournet
de tous les voyages
imaginaires et réels
un seul subsistera
celui qui mène vers toi
(janvier 2010)
*toile de Ginés Parra
je caresserais ton visage
déplierais les froissures de ton front
tourments inutiles
déjà tant de blessures
je caresserais ton visage
pour que tu trouves le repos
(janvier 2010)
*toile de Tim Nguyen
mots sans ambages
au détour d’une page
et commence le voyage
vers un seul paysage
ton visage
(janvier 2010)
*toile de Stan O’Dell
ce ne sont pas mots sur papier
c’est ton regard qui déchire ma nuit
c’est ta peau qui se mêle à la mienne
c’est ta main sur mon cou
et nos rêves d’horizon sans fin
(janvier 2010)
*toile d’Ekaterina Abramova
que des mots
pour te dire
pour écrire
nos peaux
qui s’appellent
et se rappellent
(janvier 2010)
*toile de Reece Ward
là où mes pas
traces de nous
là où mes yeux
souvenirs de nous
là où mon corps
le tien
prolongement du mien
(janvier 2010)
*toile d’Isabella Moog
Il est des portes sur la mer que l’on ouvre avec des mots. (Rafael Alberti)
mon cœur pris d’assaut
une vague ou bien tes mots
tout se confond s’entremêle
il n’y a de vie que de sel
(janvier 2010)
*toile de Mela Villalta
il me reste les mots tes mots
pour avancer dans la nuit
pour que demain l’infini
se pose à nouveau
et colore les pages grises
où je me suis assise
*toile de Lee Gordon Seebach, dont le blog et le site ont été supprimés, mais sur qui vous trouverez quelques notes biographiques ici
sur le fil ténu de nos rêves
ta paume contre ma paume
doigts noués emmêlés inséparables
nous marchons funambules sans peur
n’avons-nous pas des ailes
(décembre 2009)
*toile de Richard Kaljo
chaque fois l’ivresse
quand je les caresse
du bout des yeux
du plat de la main
univers qui s’offrent
comme l’aimé
de toute leur âme
(décembre 2009)
*toiles de Chris Ranes
mots que je dévore encore
même si tu ne rêves plus de nous
mots qui me dévorent
il restera toujours quelque chose de nous
(décembre 2009)
*toile de Richard Lethem
le ciel étire ses silences
mes mains caressent le lit désert
l’ombre de la lune habite les draps
où ton corps ne s’imprimera plus
(décembre 2009)
*toile de Micah Bloom
pour retenir mes souvenirs
je n’ai que des mots
mots tremblants mots fragiles
mots pour franchir l’espace
de moi à moi
(décembre 2009)
*toiles d’Eva Reichl
écrits à même les draps
nos mots d’amour et nos rêves
rien ne les effacera
aucun jour qui s’achève
aucun autre qui se lève
ils sont à jamais sur nos lèvres
(décembre 2009)
*toile de Witold Pyzik
du verbe aimer
apprendre à conjuguer le passé
uniquement
oublier les autres temps
j’aurai beau essayer
je ne pourrai m’y plier
(novembre 2009)
*toile de Valerio Marucelli
je volerais des heures
au temps qui passe
pour te les offrir
et on irait sous la pluie
étirer les secondes à l’infini
(novembre 2009)
*toile de Mark Keller
il suffit d’une étoile
pour que le ciel s’embrase
il a suffi d’un baiser
pour que je devienne le ciel
(novembre 2009)
*toile de Laura Morena Frisbie
quand à l’envers du temps
je marche sur nos pas
les pages se mettent à trembler
et les feuilles volent au vent
(novembre 2009)
*toile de Craig Mooney
S’il n’y avait pas d’abord eu la communion des esprits, s’il n’y avait pas eu les cœurs qui se troublent et se touchent, s’il n’y avait pas d’abord eu tout ça, il n’y aurait pas ce désir immense de se fondre l’un dans l’autre.
Ce désir qui n’en finit pas, ce désir non pas de posséder mais de s’abandonner. De partager le plus petit morceau de peau, le moindre repli de chair pour exprimer l’immensité de cet amour.
Ce désir qui fait se liquéfier nos corps pour se mêler dans le miel amoureux qui émane de nous. Ce désir qui nous anime, qui est là, qui est pulsion, ce désir qui était inévitable quand le reste a eu lieu.
Ce désir, tendre comme une brise d’été mais dévastateur comme un tsunami, parce que le jour où on succombe, on sait que ce sera impossible d’un jour vivre sans. Sans les lèvres de l’autre, sans ses yeux, sans ses mains sur soi, sans son corps noué au nôtre, sans sa langue fébrile.
Ce désir qui n’est qu’amour et qui nous appartient. Comme nous appartient aussi le reste de notre vie pour qu’il brille dans nos jours et dans nos nuits.
(janvier 2008)
*toile d’Irene Stocks