Lali

29 juin 2006

29 juin 2005

Enregistré dans : Mes histoires belges — Lali @ 7:52

garedunord

La gare du Nord était bondée il y a un an. J’y étais bien avant l’heure, trop heureuse de partir pour Liège où allait m’attendre Jacques. C’était il y a 365 jours, mais le souvenir est toujours aussi vif. Ma valise était lourde du sirop d’érable que j’apportais aux uns et aux autres, il faisait très humide et j’avais téléphoné pour être bien sûre qu’on ne m’oublie pas à l’arrivée. Même si un rendez-vous pareil, ça ne s’oublie pas !

thalys

Assise sur une banquette du Thalys, je voyais le paysage défiler et le ciel s’assombrir. Il était clair que j’allais arriver en Belgique sous une pluie diluvienne: on annonçait même que certaines voies entre Liège et Aix-la-Chapelle étaient tellement inondées qu’il y aurait de sérieux retards. Le plat pays allait être à la hauteur de sa réputation. Ma jolie robe noire allait être cachée sous mon ciré jaune, tant pis. Et le train roulait. Il traversait des villages, longeait des champs et je regardais l’heure. Il me tardait tant d’arriver à destination, d’entendre partout l’accent liégeois.

guillemins

J’étais dans ma bulle. Mes histoires belges étaient commencées depuis un an et demi, mais allaient prendre là une autre dimension. Je ne savais pas encore laquelle. Elles sont toujours en pleine évolution et quotidiennes. Vivement le prochain arrêt aux Guillemins. Ou à Huy. Ou à Namur.

Mais toujours je me souviendrai de ce 29 juin 2005 où j’étais attendue.

Aux Champs-Élysées…

Enregistré dans : Ailleurs — Lali @ 7:42

drugstore

Le drugstore des Champs-Élysées a bien changé au fil des ans, mais je me souviens que lors de mon premier séjour parisien, il faisait partie de mes incontournables, car c’est là qu’au début des années ‘60 mon oncle, alors étudiant à Paris, allait s’approvisionner en journaux canadiens. Il a donc fait partie de chacun de mes périples à Paris. Tantôt pour y acheter des cartes postales, une autre fois pour une glace avec Odile et Monique, une autre pour un café, la plus récente le 29 juin 2005 pour y déjeuner avec Sonia afin de clôturer en beauté ma halte à Paris pour voir les amis.

Et il n’est pas une fois, je crois, où je n’ai chanté Joe Dassin en me dirigeant vers le drugstore.

28 juin 2006

La lectrice aux cheveux sculptés

Enregistré dans : Couleurs et textures — Lali @ 23:43

nb

J’aime cette lectrice de l’artiste Nathalie Boissonnault. Probablement parce qu’en premier j’aime toutes les toiles représentant des femmes lisant, parce que je me retrouve un peu dans chacune des poses. Parce que j’aime la concentration de celle qui dévore les mots.

Dans celle-ci, j’aime le rouge et le faux réalisme, la chevelure sculptée et les pieds presque grotesques. J’aime aussi les jambes relevées et le livre posé dessus. Il y a quelque chose de naïf dans cette installation, quelque chose que les puristes trouveront trop léché, trop posé, peut-être.

Il y a dans cette toile un petit quelque chose des illustrations de livres pour enfants. Voilà peut-être ce qui m’attire, en dehors du thème. Un thème qui va m’alimenter encore longtemps, je crois bien.

L’amitié après l’amour

Enregistré dans : États d'âme — Lali @ 21:54

meusenameche

L’amitié après l’amour existe vraiment. Pas chaque fois, pas quand la rupture est venue après les crises et les tourments, pas quand un des deux a été si démoli ou blessé qu’il lui faille du temps pour reprendre possession de lui-même. Pas dans la plupart des cas, en fait.

Mais je sais - et c’est quelque chose que j’ai senti le jour-même où le rêve amoureux s’est terminé - qu’il existe une véritable amitié entre le corsaire de la Meuse et moi. Que celle qui est née bien avant l’amour a retrouvé hier soir ses couleurs d’avant, cette complicité et ce partage du départ. Qu’il fallait peut-être laisser le temps faire son oeuvre, comme d’aucuns se plaisent à le dire.

Et quelle belle surprise que cet appel de l’homme de Dinant, de Namur et de Ciney, hier soir. Quelle belle conversation téléphonique, sincère et chaleureuse. Les kilomètres n’avaient plus cours, les minutes s’égrenaient sans qu’on les compte, et les mots ont défilé au fil des nouvelles de part et d’autre.

Quand j’ai posé le récepteur, une heure et demie plus tard, je souriais. Le fil n’était pas défait, malgré les mois de silence ou de très, très brèves conversations. J’ai retrouvé hier celui qui savait parler de lui et de ce qu’il est. J’ai retrouvé hier celui attentif aux autres, que je croyais un peu disparu. Mais non… Et tandis que nous discutions, je revoyais toutes ces images d’une journée parfaite de mon périple belge. Une journée d’amitié, de découvertes, où chacun de nous, Ric, Nath et moi, ne nous leurrions pas sur ce que nous sommes.

La vie nous a sûrement changés un peu, depuis. Mais nous sommes foncièrement les mêmes que ce jour de juillet. Et qu’était bonne cette conversation. Comme Ric me le rappelait si bien, il vaut mieux avoir vécu ce qu’on a vécu même si c’est fini que de ne pas l’avoir vécu. Et j’ajouterai peut-être que si nous n’avions pas vécu tout ça, nous ne pourrions peut-être pas vivre ce que nous vivons maintenant: une amitié saine et généreuse.

27 juin 2006

Solide comme la tour Eiffel

Enregistré dans : Ailleurs — Lali @ 20:47

eiffel

Où que l’on soit dans Paris, elle est là, à l’est, comme au nord, dans tous les champs de vision. Celle qui ne devait tenir debout que le temps de l’exposition universelle est toujours là, figure dominante de la plus belle ville du monde. Deux fois, j’y suis montée, question de voir la ville autrement.

C’est aux pieds de la tour Eiffel qu’on sent le plus combien elle est imposante et immense, nulle part ailleurs. Et parce que je déroule le film de 2005 dans ma tête, il y a un an, jour par jour, je me rappelle que j’étais là: c’est le souvenir de ses lumières qui me revient. Et l’image de Sonia et moi assises dans le gazon, tandis que des jeunes grattent la guitare et qu’elle et moi faisons le bilan depuis sa visite en février. Il faisait bon, si bon.

Et j’étais à Paris, les yeux rivés sur un de ses plus grands symboles, heureuse. Je ne savais pas ce qu’allait réserver mon séjour en Belgique, mais j’imaginais facilement qu’il aurait la magnificence de cette tour, qu’il allait me rendre à moi-même une part négligée et m’éverveiller, comme le faisait la construction de Gustave Eiffel. Il faisait bon l’amitié et Paris ce soir de juin. Un de ces moments qui font dire que la vie est belle, Et si on sait s’arrêter, bien fixer ces instants dans nos esprits, ces moments deviennent encore plus précieux.

Sonia et moi partageons des tas de souvenirs de sa vie au Québec. Je ne cherche pas bien loin pour les voir apparaître. Certains plus gais que d’autres, et c’est ceux-là que je privilégie. Et ce soir, tandis que la France dort - enfin une partie, puisque l’autre doit être en train de fêter sa victoire -, c’est à Sonia que je pense, soeur de coeur et non de sang, à qui je suis liée et je l’affirme, pour la vie. Car notre amitié est aussi solide que cette tour.

26 juin 2006

Un an jour pour jour

Enregistré dans : Mes histoires belges — Lali @ 20:25

passeport

Il y a un an, à cette heure-ci, je le présentais à la porte d’embarquement, direction Paris. Trois jours plus tard, ce serait la gare du Nord, direction Liège. C’est probablement pourquoi j’avais un peu les bleus aujourd’hui. J’ai trouvé un emploi qui me plaît, mais je ne pars pas, alors que j’espérais vraiment repartir cette année. J’aurais voulu être là pour l’anniversaire de Sébastien jeudi et aller en Champagne, comme on en avait parlé le 1er janvier, Olivier et moi. J’aurais voulu faire ces promenades avec Jocelyne, aller au concert avec Nathalie et voir Fabien voler.

Mais la vie a choisi un autre chemin pour moi. Il n’y aura ni Belgique, ni Champagne, autrement qu’en rêve ou en maintenant solides ces liens créés.

airtransat

Au fond, mon séjour en Europe de l’été dernier, après huit ans de vacances les pieds cloués au sol, m’a tout simplement redonné des ailes que je n’avais plus ou alors qu’occasionnellement. Je ne peux pas perdre de telles ailes, elles sont trop importantes. Même si le vent qui me porte a modifié la direction que je pensais prendre quand je suis rentrée.

Je ne suis plus certaine de vouloir vivre un jour en Belgique et pourtant, comme j’ai pleuré quand je l’ai quittée. Mais je ne ressens plus l’appel de la Meuse, comme je l’ai senti. Sinon que par moments où, encore, il m’arrive de vouloir tout quitter et d’écrire, dans une petite maison de pierre, près d’un ruisseau, dans ce plat pays qui n’est pas le mien, mais qui résonne en moi et m’appelle.

Oui, la Belgique m’a d’une certaine façon changée. Elle m’a redonné mes 20 ans, ceux de tous les rêves et de toutes les audaces. Ceux de l’amitié sans frontières et de ma soif de dire et d’inscrire. Et ces 20 ans retrouvés ne m’ont pas quittée depuis que je les ai retrouvés. Sans eux, je n’aurais pas su traverser les tourmentes des derniers mois. Sans mes 20 ans retrouvés, je serais peut-être restée prostrée. Oui, la Belgique m’a changée. Elle a estompé les reliefs des années de souffrance et a ouvert à nouveau sur le monde des voyages et de l’amitié. C’est bien pour ça qu’elle est marquante et que je ne peux m’en défaire.

Oui, la date d’aujourd’hui me marque et réveille toute l’année qui vient de se dérouler devant mes yeux. Des sourires. Des paysages. De la musique. L’amour venu et reparti aussi vite. Les changements de cap et les déceptions. Les constats et les décisions, comme les doutes. Et puis, la vie qui gagne. Et l’espérance de repartir, mais plus pour un point de non retour. Ma vie est ici dans ce Montréal que j’ai refait mien et que j’ai envie de partager avec ceux qui viendront me visiter. Ma vie est ailleurs, en Belgique et en France, où il y a beaucoup de gens que j’aime.

Non, je ne veux plus avoir les bleus. Je veux croire que la vie va encore m’apporter des billets d’avion. J’y crois déjà.

25 juin 2006

Voyage au pays des trains avec Olivier

Enregistré dans : États d'âme — Lali @ 21:27

mfc

Ça y est, j’ai enfin vu le Musée ferroviaire canadien de Saint-Constant avec ses grosses locomotives, ses voitures de luxe, celle qui servait d’école, un train à vapeur, un chasse-neige et des tramways. Ça fait plus de 20 ans que je dois le visiter. Mais je ne serais jamais allée là-bas sans Olivier. C’était quelque chose qu’on s’était promis de faire ensemble et nous l’avons fait.

Mon ami qui aime les locomotives et les trains miniatures a été ravi, je crois. Et moi aussi, de nous retrouver après toutes ces années et de constater que cette amitié qui nous unit n’a pas pris une ride. Qu’il est toujours aussi bon de découvrir ensemble un lieu, de partager des émotions, de se raconter.

Nous avons dû changer depuis ses vacances de Pâques montréalaises en 1980. Et pourtant, il y a quelque chose d’intact entre nous. Il est toujours aussi curieux des pays qu’autrefois, toujours aussi épris des gares et des trains. J’aime toujours les livres, les voyages et la chanson française, et notamment Nicolas Peyrac, ce qui a fait sourire Olivier. Notre longue amitié en est une de fidélité envers nous. Elle est aussi en quelque sorte l’amitié de deux personnes qui sont restées fidèles à elles-mêmes toutes ces années.

J’ai fait hier et aujourd’hui provision de souvenirs. Le musée, la longue promenade dans le vieux port, le souper au champagne avec mes parents, le feu d’artifices dans ce parc de Montréal-Nord où j’ai vu mon premier feu de la Saint-Jean, à trois ans, terrorisée, sur les épaules de mon père, le déjeuner au restaurant, la visite chez le disquaire où il m’a offert Moby et moi Nicola Ciccone.

Je regrette souvent qu’il nous faille traverser l’un comme l’autre l’océan pour nous voir. Je regrette aussi de ne pas voir grandir ses enfants et de ne pas aller au marché avec Sabine comme nous avons pu le faire lors de ces vacances de 1997. Mais il y a quelque chose de si fort entre Olivier, les siens, ma famille et moi que ni les kilomètres ni les années n’ont su effacer ce qui a été semé. Et je ne peux imaginer qu’un jour quelque chose changera entre nous.

Vivement 2007 pour retrouver mes amis belges et pour une escapade champenoise. Ma chambre m’attend.

24 juin 2006

Fête des Québécois et fête des retrouvailles

Enregistré dans : États d'âme — Lali @ 9:09

drapeau

C’est la Saint-Jean, il fait un soleil magnigique et je n’ai aucune idée de comment va se dérouler la journée car il y a arrivée d’Olivier à la clé aux petites heures, chez mes parents, après de longues heures de route. Olivier, l’ami fidèle depuis plus de 25 ans, malgré la distance. Olivier, que j’ai toujours considéré comme un frère et à qui je dois tellement d’heureux moments. Des repas chez ses parents à Maisons-Alfort jusqu’à l’anniversaire de sa grand-mère à Dreux, en passant par quelques restaurants chinois et japonais et un feu d’artifice à Neuilly. Des 30 ans de Sabine autour d’une paella géante à une visite du Virgin des Champs-Élysées.

Des moments à jouer avec Léa dans le grand jardin d’Eaubonne à ce jour de mon anniversaire en 2004 où j’ai soufflé mes bougies à distance sur MSN pour Arnaud, de ces instants de pur bonheur il y en a eu tellement au fil des ans, même si éparpillés, mais toujours intenses.

Sa première fois à Montréal où on a visité une station de radio, notre virée à Ottawa en train, le poulet de la rôtisserie Laurier… Ma vie est jalonnée par ces moments partagés et heureux.

Que ferons-nous aujourd’hui ? Irons-nous voir le défilé ? Sera-t-il crevé après avoir bouffé tous ces kilomètres entre New York et Montréal ? A-t-il apporté des photos des enfants, de Sabine et de la maison en Champagne ? A-t-il déjà son idée en tête ? Je ne veux pas trop penser, je suis juste heureuse de sa folie de faire autant de route pour nous voir une journée et demie. Peu importe ce que nous ferons, je sais déjà que ce seront de nouveaux moments qui vont s’inscrire au répertoire de ceux déjà magiques que nous avons en banque.

Il y a 25 ans aujourd’hui, j’étais chez lui. Et je peux dire avec précision que ce jour-là j’ai assisté à l’émission de Pierre Bellemare à la radio et que j’avais laissé à l’animateur un drapeau du Québec. Oui, je suis douée avec les dates, je sais. Et aussi, j’aime les dates, j’aimes les souvenirs que celles-ci réveillent. Et j’ai très hâte de vivre en toute amitié la date du 24 juin 2006.

23 juin 2006

Quand la vie goûte le café glacé

Enregistré dans : Le plaisir des papilles — Lali @ 22:06

cafeglace

Au risque de me répéter, je suis gourmande, et les gourmandes, ça parle de ce qui leur titille les papilles et les glandes salivaires, de leurs petits plaisirs, de leurs habitudes, de leurs coups de coeur et de ce à quoi elles sont totalement accros. Ce qui est sûr et certain, c’est que les gourmandes aiment goûter, savourer, déguster, siroter. Les gourmandes savent vivre, quoi !

Et ce soir, directement du pays des herbes de Provence, du chocolat noir, du thé à la mangue, du sirop d’érable et du melon d’eau, je me délecte d’un café glacé, bercée par le vent frais sur Montréal et par un CD de Sting. Je sens que le résussir - le café glacé - va être l’objectif de l’été 2007, car on dirait qu’ailleurs on réussit mieux que moi. Il y a sûrement un truc, un détail que je n’ai pas saisi. C’est presque ça, mais pas tout à fait ça. Mais je me délecte quand même. En fait, je me régale et je souris.

Chapeau à celui qui a pensé à servir le café froid. Erreur ou essai ? C’est toujours l’un ou l’autre. Mais dans mon cas, c’est essai par dessus essai jusqu’à ce que je trouve la recette qui me fera dire eurêka. L’été débute, j’ai encore le temps de trouver et de me tromper bien des fois, je crois bien. Et j’ai surtout le temps de bien profiter de celui de ce soir. Quand la vie goûte le café glacé, elle est encore meilleure à boire !

22 juin 2006

Le jeu des flacons et des tubes

Enregistré dans : Petits plaisirs — Lali @ 21:19

parfumerie

J’adore les eaux de toilette, les savons parfumés, les crèmes pour le corps, les tubes de toutes les couleurs. J’adore tout de ces pots, de ces échantillons, de ces bouteilles miniatures plus ou moins rangés, pas tout à fait classés dans des paniers, qui donnent à ma salle de bains des airs de salon de beauté. Sûrement mon côté ramasseuse encore une fois. Ou alors le fait d’avoir travaillé pendant plus de 20 ans dans une pharmacie, entre le laboratoire et la section cosmétiques que je préférais nettement, je ne m’en cache pas.

Oui, j’adore tous ces tubes miniatures qui me donnent l’occasion de faire des essais. J’adore tous ces petits pots de toutes les couleurs pour les sentir et en étaler le contenu sur ma peau pour la rendre plus douce et plus lisse. Non pas pour plaire, mais pour me faire plaisir. Ce plaisir-là n’a rien d’altruiste, c’est un plaisir personnel. Et qu’est-ce que c’est agréable ces provisions d’échantillons fournis par ma mère et ma soeur. La seule difficulté est évidente: par lequel de ces produits magiques vais-je bien commencer ?

Je joue le jeu depuis trente ans. Pas sans heurt: il y a eu quelques allergies cutanées. Mais je m’amuse toujours autant entre les masques censés faire des mitracles, les gels qui réparent tout, les démaquillants instantanés, les anti-rides et anti-cernes. Les rouges à lèvres qui devraient tenir des heures, les mascaras waterproof et les fards à joues qui supportent les larmes.

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C’est un monde fabuleux. Mais c’est celui des odeurs que je préfère. Celui de Givenchy, entre autres. Pour Ysatis, Amarige, Extravaganza, Organza. Ou celui d’Armani, pour Sensi, particulièrement.

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Et s’il m’arrive quelques incartades, je retourne toujours vers mes préférés. Mais ce n’est pas demain que je vais me lasser d’essayer des produits de toutes sortes, de humer des arômes tentateurs et de jouer le jeu…

21 juin 2006

La lectrice aux bras nus

Enregistré dans : Couleurs et textures — Lali @ 22:19

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Les épaules nues et la lumière qui se posent sur elle indiquent qu’elle lit probablement au soleil. Au beau milieu des années folles peut-on penser puisque l’artiste a vécu de 1880 à 1938 et que les robes sans manches datent de cette époque. On peut aussi imaginer qu’elle n’a pas étalé sur sa peau une couche de lotion solaire FPS 15. Qu’elle ne va pas compter les minutes - voire les heures - parce que le plaisir qu’elle tire de sa lecture comme de la chaleur l’en empêche.

Il n’y avait pas encore de trous dans la couche d’ozone, ou alors on ne le savait pas. On ne parlait pas de cancer de la peau. Et les livres n’étaient pas passés de mode.

Il y a de la joie et de l’insouciance dans cette toile d’Ethel Louise Coe. Il y a aussi un sentiment de liberté et un vrai bonheur.

Regardez-les toutes. Les lectrices sont parfois fixées sur la toile en pleine réflexion; elles ont parfois un air rêveur. Mais elles n’ont jamais une mine sombre ni un air triste. Oui, regardez-les bien. Il y en a encore beaucoup qui vont défiler ici. Mais décidément, les verts de celle de Coe me plaisent bien.

20 juin 2006

Solstice d’été

Enregistré dans : Vraiment pas sérieux — Lali @ 21:28

calendrier1

C’est demain la journée la plus longue de l’année, celle qui connaît le plus grand nombre de minutes d’ensoleillement, celle qui marque la fin du printemps et le début de l’été.

Faut-il ne pas dormir ? Danser sur le toit ? Manger un litre de crème glacée ? Tremper ses orteils dans l’eau d’une fontaine ? Se rendre ridicule ? Faire sourire quelqu’un ? Doit-on la nuit du passage au solstice d’été marquer le coup ? Je me le demande alors que je fixe les chiffres du calendrier, me disant que c’est bien beau tous ces chiffres, ces calculs savants qui établissent à la seconde près l’arrivé d’une saison. Mais que tous les savants du monde n’arriveront pas à m’empêcher de faire ce que j’ai envie quand j’en ai envie et de ne pas faire aux dates prescrites ce qui est attendu de moi.

Dans quelques heures l’été ? Mais l’été, c’est quand je veux. Je vous l’assure.

L’été à l’année, c’est juste un peu d’imagination.

19 juin 2006

Voyager par la poste

Enregistré dans : Petits plaisirs — Lali @ 21:30

postcard

Il y a des gens qui ont des idées fabuleuses. Il suffit juste que ceux qui pourraient être intéressés soient mis en contact avec ceux qui ont eu l’idée.

La plus récente trouvaille qui fait mon bonheur me vient de ma filleule. C’est dans un magazine qu’elle a appris l’existence d’un club d’échange international de cartes postales. Et comme toutes deux nous collections les cartes postales, me voilà inscrite à “son” club. Trois de mes cartes ont déjà franchi l’océan pour faire le bonheur de deux Finlandais et d’une Néerlandaise et d’autres sont en route pour la Californie et le Brésil.

Sur le site de Postcrossing, il y a même des tracés pour indiquer les voyages des cartes postales. Et dès que celles-ci arrivent à destination, on reçoit un petit mot de la part du destinataire.

Belle trouvaille que celle d’Ève. À défaut de voyager, ce sont des cartes qui voyagent. Il y a à la fois la surprise de découvrir où va se diriger la carte postale et l’attente pour voir combien de temps elle mettra à parcourir des milliers de kilomètres. Bientôt, j’en recevrai moi aussi. Je me demande d’où viendra la première. D’un pays dont je n’ai aucune carte ? D’un que je connais très bien ?

Peu importe. Ce sera avec plaisir que je l’ajouterai aux quelque 15 000 de ma collection. Souvenirs de voyages, reproductions de toiles ou de photos, et encore plus de mes correspondantes d’autrefois.

Les cartes postales constituent encore un autre de ces plaisirs dont je ne me suis pas lassée. Et c’est avec plaisir que je le redécouvre, grâce à Ève et à ceux qui ont inventé www.postcrossing.com.

18 juin 2006

Les inséparables de Florence Fuller

Enregistré dans : Couleurs et textures — Lali @ 13:33

florencefuller

Pourquoi les toiles représentant des liseuses me plaisent tant ? Parce que je me reconnais ? Parce que j’aime que la lecture inspire autant les artistes ? Je sais que je peux passer des heures à chercher pour trouver des toiles et des artistes que je ne connais pas. Dans le but de découvrir de nouvelles lectrices, de nouvelles poses, des couleurs, des lumières. Je ne me lasse pas.

Florence Fuller, qui a saisi cette lectrice dans une pose que j’aime bien, une jambe repliée sous l’autre, est née en Afrique du Sud, a vécu une partie de sa vie en Angleterre et en France, et la plus grande partie en Australie.

Quand on regarde la toile - enfin, la reproduction -, il est bien difficile de dater ce tableau. Car j’avais quelque chose de cette adolescente sage, pourtant peinte en 1900.

Et le titre ? Inséparables. Elle a tout compris, cette artiste. Une lectrice et son livre, ce sont effectivement des inséparables.

17 juin 2006

Qu’il ne change pas trop, Albin de la Simone !

Enregistré dans : Trois petites notes de musique — Lali @ 15:29

albindelasimone

Je n’avais entendu que deux ou trois titres. Et j’ai finalement craqué. Les mélodies comme les textes me plaisent. Ce JE VAIS CHANGER est décidément un album bien sympathique, même si d’aucuns diront le contraire.

L’important n’est-il pas avant tout d’un CD qu’on va écouter et ré-écouter qu’il nous plaise, qu’on ait envie de fredonner les chansons, qu’on sente qu’on ne se lassera pas ? C’est le cas avec cet album d’Albin de la Simone. Et j’avouerai, j’ai un petit faible pour le duo avec Jeanne Cherhal. Quoique tout bien pensé, je ne retirerais aucune des chansons, elles ont toutes un son et des mots qui me font bouger des épaules et des hanches. Bien agréable, ce CD. Vraiment.

Moi je voudrais encore plus de Jéronimo

Enregistré dans : Trois petites notes de musique — Lali @ 15:02

jeronimo

Il est irrévencieux, surtout pas poliquement correct, drôle, intelligent, sensible, fou de musique et des mots. Et la scène lui va comme un gant. Il s’y éclate avec un bonheur fou. Bonheur qu’ont partagé avec grand enthousiasme tous ceux réunis hier soir aux Francofolies pour entendre Jérôme Mardaga mieux connu sous le nom de Jéronimo. Accompagné d’un batteur et d’un bassiste, le jeune Liégeois de naissance s’est déchaîné à un point tel qu’on a parfois eu l’impression de voir un Joe Satriani en lui, s’il n’y avait des présentations drôlement bien ficelées et fines en français. Je fais référence là au clin d’oeil à Jean Leloup et Éric Lapointe, et à sa conversation imaginaire avec Jimi Hendrix.

Jéronimo est sur scène comme un poisson dans l’eau. Des chansons comme Ma femme me trompe, Ton énernel petit groupe ou Moi je voudrais dans laquelle il glisse: Moi je voudrais un Belge sur la lune pour y planter nos belles couleurs, autant peuvent-elles être réussies sur CD, encore plus le sont-elles quand Jéronimo les présente, les chante, les étire, les enjolive.

Les influences de Jéronimo sont essentiellement britanniques, il ne s’en cache pas. Mais il connaît la langue, les mots. Et il aime raconter des histoires dans ses chansons et aussi quand il ne chante pas.

C’est à un artiste francophone accompli que nous avons eu droit hier soir. Mon meilleur spectacle des Francofolies avec celui de la grande Sophie. Vivement l’automne où il nous reviendra pour des concerts. Heureusement que d’ici là, nous pouvons nous mettre sous la dent Un monde sans moi et 12h33 , et les écouter ad nauseam (ce qui ne risque pas d’arriver dans mon cas). Je crois que je ne vais pas me lasser !

16 juin 2006

Quand des Liégeois débarquent à Montréal

Enregistré dans : Trois petites notes de musique — Lali @ 0:26

ete67

Encore une découverte !

Été 67, la bande des 6 garçons venus d’Esneux (il y a par là un endroit fabuleux pour manger des glaces non moins fabuleuses, mais oups je dérape), nous a servi ses morceaux avec générosité, sans prétention. Les chansons sont tirées de leur premier CD sorti en mars 2006. “Suite d’accords” que je connaissais m’a plu plus que les autres, mais je dois avouer que je ne me suis pas ennuyée à écouter les autres et à suivre les rythmes plus que les mots.

Été 67, qui a choisi son nom parce que cet été-là marque la sortie de grands albums comme Sergents Pepper et The Doors, a la fougue de la jeune vingtaine et l’énergie qui va avec. Un sextuor bien sympathqiue que ces garçons dans le vent de Montréal qui ont fait danser une foule enthousiaste. Il faudra les laisser mûrir encore un peu, mais ce qu’ils nous ont offert ce soir donne à penser que dans quelque temps il faudra compter avec eux dans le paysage de la chanson francophone et non pas seulement belge.

15 juin 2006

Ole ! C’est 5 à 7 de fiesta !

Enregistré dans : Avec elles, avec eux... amitiés et projets d'ici — Lali @ 20:00

sangria

Un pichet de sangria bien frais. Et des nachos.

nachos

Il n’en faut pas plus pour faire la fête. Pour fermer le bureau et nous réunir. Parce que Lise part en vacances et passera par Barcelone et qu’il fallait le souligner, comme avait été fêté l’anniversaire de Stéphanie. Je n’en reviens pas de ce véritable sentiment d’équipe, de cette amitié qui se tisse davantage au fil des jours, de ce sentiment d’appartenance. J’ai fait cavalier seul si longtemps. Mangé à l’écart, toute seule dans mon bureau. Exemple parmi tant d’autres.

Les personnes avec qui j’ai établi un véritable contact au fil de toutes ces années n’ont pas été ceux avec qui je travaillais mais bien mes clients et les représentants. Je ne sais pas comment cela est arrivé, mais c’est pourtant ce qui s’est produit. Chaque année de plus passée dans ce lieu où j’étais heureuse à cause de ces liens tissés non pas sur place mais à l’extérieur m’éloignait de ceux qui faisaient mon quotidien. C’est tout de même curieux ce constat.

Soudain, j’ai vraiment le sentiment de faire partie d’une équipe. Une vraie.

olives

D’être une olive différente des autres, mais nécessaire à ce mélange qui constitue l’équipe des communications. Je sais: curieuse image que celle de ces olives dépareillées. Mais je l’aime. Et je trouve qu’elle représente les idées de Marie-Claude, de Lise, de Stéphanie, d’Alain, de Francine et les miennes, réunies dans une même assiette. Et sincèrement, elle m’inspire, cette photo.

Je crois que je vais être TRÈS bien là. Vraiment. On y a le sens de la fête en même temps que l’amour du travail bien fait. Deux choses très importantes. Pour moi. Pour eux. Deux choses qui me donneront envie de dire présente. Ce n’est pas rien.

Vous prendrez bien un petite verre de sangria ?

14 juin 2006

Elle a un petit quelque chose, mais…

Enregistré dans : Trois petites notes de musique — Lali @ 22:21

oliviaruiz

Elle a signé trois textes de son second CD, La femme chocolat. Les autres ont été confiés entre autres à Christian Olivier, des Têtes Raides, à Ben Ricour et à Christophe Mali. Curieusement, tous ces hommes se retrouvent à l’instar de la chanteuse native de Caracassonne aux Francofolies de Montréal. Mais pas sur même scène, ce qui aurait été une belle idée.

Visiblement, l’ex-découverte de Star Academy est heureuse d’être là. C’est clair, elle a une envie folle de danser et ne se gêne pas pour le faire: on l’imagine bien un de ces jours nous faire un petit flamenco à la voir taper du pied et froisser sa robe comme si elle cherchait une crinoline.

Olivia Ruiz est sympathique. Ceux qui ont composé des musiques pour elle ont réussi leur pari. Les musiciens qui l’accompagnent savent y faire, rien à redire.

Mais je reste mitigée. Convaincue d’avoir vu un bon spectacle, car c’était le cas. Mais je n’ai pas été “touchée”. Les préoccupations et les thèmes d’Olivia Ruiz ne me rejoignent pas. Ni sa naïveté - vraie ou alors habilement exploitée - ni sa petite voix claire haut perchée, pas plus que ses hanches qui se balancent sur la musique ne m’ont vraiment convaincue. Pourtant, je suis sûre que c’est une artiste de qualité et qu’il y a fort à parier qu’elle aura une belle carrière, celle-ci étant déjà bien amorcée. Mais…

Suis-je trop vieille pour apprécier Olivia Ruiz à sa juste valeur ? Ou alors le fait qu’elle se mette en scène ainsi que les siens dans des chansons autobiogtraphiques m’agace plus que ça ne me plaît ? Je suis rentrée. Contente d’avoir assisté au spectacle, mais pas émue. Tout ne peut pas nous plaire, preuve de plus.

Mais il est bien de pouvoir, grâce à des spectacles gratuits, découvrir des artistes dont on connaît une ou deux chansons ou dont on a vaguement entendu parler. C’est une belle occasion que ces Francofolies. Je n’aime pas tout, mais je découvre, et ça c’est un beau cadeau.

13 juin 2006

Le fado/rock de Da Silva

Enregistré dans : Trois petites notes de musique — Lali @ 22:51

dasilva

Da Silva est un poète. Da Silva est aussi un rocker qui n’a rien oublié de ses origines portugaises. Résultat: un fado endiablé et énergique sur de jolis vers. Résultat: un spectacle intimiste et chaleureux. Résultat: des orchestrations réussies et menées avec brio par Da Silva et ses trois acolytes qui s’en donnent à coeur joie de se trouver réunis pour faire chanter les mots.

S’il est parfois trop théâtral dans sa gestuelle, on lui pardonne cet excès volontiers tant il le fait avec humour ou grandiloquence savamment étudiée. Da Silva est un véritable homme de scène, un homme de partage aussi, un homme qui raconte des histoires dans une jolie langue. Pas étonnant de la part d’un homme qui aime Rimbaud : il en a d’ailleurs fait le héros d’une de ses chansons.

Da Silva a conquis ceux qui ne le connaissaient pas ou vraiment peu. Ceux à qui il a dédié L’indécision dont je retiendrai ces vers:

Je n’ai pas su effacer le fond de l’écran
notre histoire pauvre en couleur semble indélébile
Assailli mon coeur ne bat plus la cadence
des jours heureux passés en ta présence

Ajoutez les cordes des guitares et du violon et vous aurez là une très belle chanson. Je vous souhaite de pouvoir l’entendre et même, et surtout, de voir Da Silva l’interpréter.

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