Hublots 13
La lectrice du peintre austro-hongrois Friedrich von Amerling a traversé l’espace et le temps. Elle voulait à tout prix elle aussi parcourir Hublots de Susanne Hamel-Michaud qui est le recueil des lectrices du soir depuis quelques jours. Émue, elle a quitté la pièce en me priant de recopier ceci à votre intention :
je souffre
je souffre de n’avoir pu retenir
le poids de ta vie
tout ton être battu par la douleur
je souffre nos paumes cimentées à force de serments
à force d’adieux
je souffre l’intolérable partance l’ailleurs
je souffre les sables mouvants du néant
à perte de vent
je souffre cette prise en otage
de la moitié de mon âme

Lali
Ce poème que je ne connaissais pas est d’une grande souffrance. Saisissante est cette vérité : « je souffre cette prise en otage de la moitié de mon âme ».
Pierre R.
Commentaire par Pierre R. Chantelois — 5 novembre 2009 @ 7:42
Ce portrait de lectrice, aux couleurs chaudes superbes, est vraiment d’une beauté et d’une élégance presque intemporelle ! Il vient adoucir ce poème si émouvant ..
Commentaire par Chantal — 5 novembre 2009 @ 19:51