
Combien de fois par jour, par semaine, par mois ou durant une vie nous collons-nous le nez à la fenêtre? Comme si la vie vue de cette façon allait nous révéler des secrets qu’il nous serait impossible de connaître autrement. Comme si un peu de nous respirant contre la vitre allait sortir celle-ci de l’état immobile dans lequel elle se tient.
Et si ce jour-là Jean-Marc, en prenant la photo, avait rêvé que le flou de la vitre dissipé, ce ne soit plus son jardin derrière la vitre, mais Montréal où je les attends Catherine et lui? Ou si le jardin était toujours là, et qu’il rêvait d’y voir trois femmes, deux grandes et une petite, partager un moment de bonheur?